Découvrir Cour-sur-Heure : le village des Bidaudus, entre château-ferme, rivière et fours à chaux
Vallée de l’Eau d’Heure, patrimoine rural, promenade, traditions et bonnes adresses…
Notre voyage à travers les villages qui entourent la maison d’hôtes Les Notes Endormies se poursuit.
Après avoir parcouru plusieurs villages de l’entité de Walcourt, quittons un instant la province de Namur pour rejoindre le Hainaut.
À quelques kilomètres seulement de Berzée se cache un village installé au creux d’un paysage verdoyant.
Un village traversé par une rivière.
Une ancienne terre de l’Abbaye de Lobbes.
Un château-ferme flanqué de tours.
Une drôle de petite mascotte tenant un verre de bière et une couque.
Des carrières et des fours à chaux aujourd’hui silencieux.
Des chemins qui grimpent vers les bois avant de redescendre dans la vallée.
Et une ligne de chemin de fer qui continue à relier le village au reste de la région.
Bienvenue à…
❤️ Cour-sur-Heure.
Un village discret de la commune de Ham-sur-Heure-Nalinnes, où l’histoire, le patrimoine rural et la nature se rencontrent au fil des chemins.
🌿 Cour-sur-Heure : un village au creux de la vallée
Cour-sur-Heure se situe dans la province de Hainaut, au cœur de l’Entre-Sambre-et-Meuse.
Autrefois commune indépendante, le village fait aujourd’hui partie de l’entité de Ham-sur-Heure-Nalinnes.
Son territoire s’organise autour de l’Eau d’Heure, la rivière qui traverse le village et lui donne une grande partie de son caractère.
Ici, le paysage forme une sorte de cuvette naturelle.
Les maisons, les anciennes fermes et les petites rues se rassemblent au fond de la vallée, tandis que les champs, les bois et les chemins occupent les hauteurs.
Cette configuration offre de beaux points de vue sur les paysages vallonnés.
Il suffit de prendre un peu d’altitude pour voir le village se dévoiler progressivement entre les arbres, les prairies et les terres agricoles.
Cour-sur-Heure est ainsi un village que l’on découvre particulièrement bien à pied.
Il faut accepter de monter.
De descendre.
De suivre l’eau.
De quitter les rues principales.
Puis de se retourner pour observer le paysage.
📜 D’où vient le nom de Cour-sur-Heure ?
Le nom Cour-sur-Heure ne ferait pas référence à une cour royale.
Il viendrait du terme gallo-roman corte, lui-même issu du latin cohors.
Ce mot désignait autrefois une cour de ferme, un enclos ou, par extension, un domaine rural.
Cette origine correspond particulièrement bien à l’histoire du village.
Avant d’être un lieu de promenade ou un village résidentiel, Cour-sur-Heure fut avant tout une terre agricole organisée autour de domaines, de fermes et de cultures.
Le complément « sur-Heure » fait naturellement référence à l’Eau d’Heure.
Le nom du village pourrait donc évoquer, d’une certaine manière :
un domaine rural établi au bord de l’Heure.
Une définition ancienne qui correspond encore étonnamment bien au paysage actuel.
⛪ Une ancienne terre de l’Abbaye de Lobbes
L’histoire de Cour-sur-Heure remonte loin dans le temps.
Une occupation du site aurait déjà existé à l’époque romaine, un cimetière ayant été signalé au lieu-dit Terre du Buisson.
Au IXᵉ siècle, le domaine agricole de Curt apparaît parmi les possessions de la puissante Abbaye de Lobbes.
Comme Castillon et plusieurs autres villages de notre région, Cour-sur-Heure appartenait donc à ce vaste ensemble de terres administrées ou influencées par l’abbaye.
À cette époque, l’Abbaye de Lobbes ne jouait pas uniquement un rôle religieux.
Elle possédait des terres.
Elle percevait des revenus.
Elle participait à l’organisation agricole et sociale des territoires placés sous son autorité.
Le domaine de Cour-sur-Heure fut toutefois détaché des possessions de l’abbaye à partir du Xe siècle.
Il passa ensuite entre les mains de différents propriétaires et seigneurs.
Durant une longue période, Cour-sur-Heure dépendit également de la paroisse de Berzée.
Ce lien entre les deux villages m’interpelle particulièrement.
Aujourd’hui encore, la route qui les sépare est courte.
Mais leur histoire rappelle que les villages de notre région étaient déjà reliés bien avant les routes modernes.
Par les paroisses.
Par les terres.
Par les familles.
Par les échanges.
Et, bien sûr, par l’Eau d’Heure.
⚔️ Une seigneurie franche entre plusieurs territoires
À la fin du Moyen Âge, Cour-sur-Heure devint une seigneurie franche.
Cette situation lui donna une place particulière dans l’organisation politique de la région.
Le village se trouvait entre le comté de Namur et la principauté de Liège, tout en relevant de la Cour féodale de Brabant.
Une situation qui peut sembler complexe aujourd’hui, mais qui correspondait à la réalité morcelée de l’Ancien Régime.
Quelques kilomètres pouvaient suffire pour changer de seigneur, de juridiction ou d’autorité.
La terre de Cour-sur-Heure appartint notamment aux seigneurs de Morialmé, qui possédaient également Ham-sur-Heure et Nalinnes.
En 1512, elle passa entre les mains de la famille de Glymes, qui la conserva jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
Cette famille a profondément marqué l’histoire locale.
Dans l’église du village, une grande pierre tombale rappelle notamment la mémoire d’Antoine de Glymes et de Jehenne de Ferro, tous deux décédés en 1588.
Leurs figures y sont représentées en gisants, accompagnées de leurs armoiries.
Derrière le calme actuel de Cour-sur-Heure se cache donc l’histoire d’une petite seigneurie longtemps installée au croisement de plusieurs territoires.
🏰 Le château-ferme de Cour-sur-Heure
Parmi les éléments les plus remarquables du patrimoine local figure le château-ferme de Cour-sur-Heure.
Avec ses bâtiments organisés autour d’une cour et ses tours imposantes, il conserve l’apparence d’une ancienne ferme fortifiée.
Son histoire est intimement liée à celle de la seigneurie.
Au fil des siècles, l’ensemble fut transformé, agrandi et adapté aux besoins de ses occupants.
Sa physionomie actuelle témoigne de plusieurs périodes de construction.
Le château-ferme n’est pas une grande forteresse spectaculaire conçue pour dominer toute une région.
Il appartient plutôt à ce patrimoine rural fortifié qui associait résidence seigneuriale, exploitation agricole et protection.
Des murs.
Des dépendances.
Une cour intérieure.
Des tours.
Un domaine vivant au rythme des travaux agricoles.
L’ensemble resta d’ailleurs lié à une exploitation agricole jusqu’au XXᵉ siècle.
Aujourd’hui, le château-ferme de Cour-sur-Heure constitue l’un des repères les plus importants du village.
Il rappelle que l’histoire rurale ne se raconte pas uniquement dans les champs.
Elle se lit aussi dans l’organisation des bâtiments, l’épaisseur des murs, les anciennes entrées et les cours autour desquelles travaillèrent plusieurs générations.
Le domaine étant privé, il convient naturellement de l’observer depuis l’espace public et de respecter la tranquillité des lieux.
⛪ L’église Saint-Jean-Baptiste
Pendant longtemps, Cour-sur-Heure dépendit de la paroisse de Berzée.
Une chapelle existait toutefois dans le village.
À la demande de Jean de Glymes, seigneur de Cour et chanoine de Saint-Barthélemy à Liège, cette chapelle fut érigée en église paroissiale en 1589.
Elle fut placée sous le patronage de saint Jean-Baptiste.
L’ancienne église fut ensuite remplacée en 1880 par un nouvel édifice conçu par l’architecte Auguste Cador, originaire de Charleroi.
L’église actuelle conserve plusieurs traces de l’histoire religieuse et seigneuriale du village.
Elle demeure également liée aux traditions folkloriques locales.
Chaque année, la marche Saint-Jean-Baptiste rappelle l’attachement de Cour-sur-Heure aux marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse.
Tambours.
Uniformes.
Drapeaux.
Décharges.
Procession.
Rencontres entre générations.
Ces marches ne sont pas de simples spectacles.
Elles font partie de la mémoire et de l’identité des villages.
Les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse sont inscrites sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
Une reconnaissance internationale pour des traditions profondément enracinées dans la vie locale.
🍺 Qui sont les Bidaudus ?
Voici maintenant l’un des détails les plus étonnants de l’identité de Cour-sur-Heure.
Les habitants du village sont officiellement appelés les Courois et les Couroises.
Mais leur surnom populaire est bien plus singulier :
les Bidaudus.
Ce nom est associé à une petite figure de pierre grossièrement sculptée, devenue la mascotte du village.
Le terme bidaudus rappellerait le bidaldus, un ancien fantassin armé de deux dards.
Mais la version de Cour-sur-Heure est beaucoup moins guerrière.
Ici, les armes auraient été remplacées par des symboles nettement plus conviviaux :
un verre de bière dans une main,
et une couque plate dans l’autre.
Le guerrier s’est ainsi transformé en personnage populaire.
Une figure à la fois amusante, familière et profondément locale.
Cette petite mascotte raconte peut-être mieux que de longs discours l’esprit d’un village.
Un peu d’histoire.
Un peu de légende.
Une pointe d’autodérision.
Et surtout le plaisir de se retrouver autour d’un verre et de quelque chose à partager.
À Cour-sur-Heure, les Bidaudus ne sont donc pas seulement un surnom.
Ils sont devenus un signe d’appartenance.
Une manière de reconnaître les habitants.
Et un petit secret que les visiteurs découvrent au détour de l’histoire locale.
🌾 Une terre agricole façonnée par les saisons
Durant des siècles, Cour-sur-Heure vécut principalement de l’agriculture.
Les fermes, les prairies, les cultures et les vergers occupaient une place essentielle dans le quotidien des habitants.
Avant la Première Guerre mondiale, la culture de la betterave sucrière fut particulièrement importante.
Les récoltes étaient liées à l’activité de la sucrerie de Ham-sur-Heure.
Les saisons rythmaient toute la vie du village.
Préparer les terres.
Semer.
Entretenir les cultures.
Récolter.
Transporter.
Stocker.
Puis recommencer.
Les hauteurs qui entourent Cour-sur-Heure conservent encore aujourd’hui ce caractère agricole.
Les paysages ouverts, les chemins de campagne et les anciennes fermes témoignent de cette relation ancienne entre les habitants et leur territoire.
Même si les techniques ont changé, la terre continue de structurer le paysage.
🪨 Les carrières et les fours à chaux
À partir du milieu du XIXᵉ siècle, une autre activité transforma Cour-sur-Heure :
l’exploitation de la pierre calcaire.
Plusieurs carrières furent ouvertes le long de la vallée.
La pierre extraite était notamment utilisée pour produire de la chaux.
Pour cela, le calcaire devait être chauffé à très haute température dans des constructions particulières :
les fours à chaux.
Ces fours appartiennent aujourd’hui au patrimoine industriel du village.
Ils racontent une époque durant laquelle le paysage résonnait du bruit des outils, des explosions dans les carrières, du déplacement des pierres et du passage des wagonnets.
Ce travail était difficile.
La poussière.
La chaleur.
Le poids de la pierre.
Les tirs de mines.
Les risques liés à l’exploitation.
Tout un monde ouvrier se développa ainsi à côté du monde agricole.
Une partie des fours à chaux de Cour-sur-Heure a été nettoyée et restaurée par les services communaux en collaboration avec le Centre des métiers du patrimoine de la Paix-Dieu.
Deux anciens wagonnets ont également été restaurés.
L’un peut être aperçu à l’entrée du site des fours à chaux.
L’autre a été installé sur la place de Cour-sur-Heure.
Ces petits wagons métalliques ne sont pas de simples objets décoratifs.
Ils sont les témoins d’une activité qui transforma durablement le village et son paysage.
💥 Quand les carrières faisaient trembler le village
L’exploitation du calcaire n’était pas sans conséquences pour les habitants.
Les tirs de mines pratiqués dans les carrières pouvaient provoquer d’importantes vibrations.
En 1975, une violente explosion aurait fissuré plusieurs maisons et projeté des blocs de pierre dans le village.
Cet événement rappelle que le patrimoine industriel possède aussi une histoire humaine.
Derrière les murs des carrières et les anciens fours, il y avait des ouvriers.
Mais il y avait également des habitants qui vivaient à proximité.
Des maisons exposées aux vibrations.
Des familles inquiètes.
Des conflits liés à l’activité industrielle.
Les vestiges visibles aujourd’hui semblent silencieux.
Pourtant, ils racontent une époque durant laquelle la pierre, le feu et les explosions faisaient partie du quotidien de Cour-sur-Heure.
💧 L’Eau d’Heure : le fil naturel du village
L’Eau d’Heure traverse Cour-sur-Heure et accompagne une partie de ses paysages.
Elle passe près des maisons, sous les ponts et le long des chemins.
Par endroits, elle se dévoile facilement.
Ailleurs, elle disparaît derrière la végétation.
Cette rivière crée un lien naturel entre plusieurs villages de notre région.
Elle naît plus au sud, traverse notamment Walcourt et Berzée, poursuit son parcours vers Cour-sur-Heure et Ham-sur-Heure, puis rejoint finalement la Sambre à Marchienne-au-Pont.
L’eau qui passe près de la maison d’hôtes Les Notes Endormies à Berzée poursuit donc son voyage jusqu’à Cour-sur-Heure.
J’aime particulièrement cette idée.
Nos villages ne sont pas séparés.
Ils sont reliés par les routes, les chemins, les anciennes paroisses et les histoires familiales.
Mais ils le sont aussi par l’eau.
Une même rivière traverse leurs paysages et emporte avec elle un peu de chacun d’entre eux.
🚶 Une promenade à Cour-sur-Heure
Pour véritablement comprendre le village, rien ne remplace une promenade à Cour-sur-Heure.
Un parcours officiel d’environ neuf kilomètres permet de découvrir une partie de son territoire.
La balade commence sur la place de Cour-sur-Heure.
Elle traverse ensuite des paysages variés :
des petites rues bordées de maisons et de fermes ;
la vallée de l’Eau d’Heure ;
les vestiges des anciens fours à chaux ;
les wagonnets témoignant du passé industriel ;
des chemins de campagne ;
des passages boisés ;
des ouvertures sur les champs ;
plusieurs points de vue sur le paysage vallonné.
Le parcours comporte quelques dénivelés.
Il est donc préférable de porter de bonnes chaussures et de prévoir une tenue adaptée à la météo.
Selon la saison, certains chemins peuvent être humides ou boueux.
La durée annoncée est d’environ trois heures, mais rien n’empêche de prendre davantage de temps.
S’arrêter.
Observer.
Écouter la rivière.
Chercher les détails dans les vieux murs.
Regarder les trains traverser le paysage.
Puis reprendre doucement le chemin.
Avant le départ, il est conseillé de consulter le tracé officiel, les éventuelles modifications temporaires et les périodes de chasse.
Les cultures, les propriétés privées et les chemins doivent naturellement être respectés.
🚉 La gare de Cour-sur-Heure : une halte toujours active
Cour-sur-Heure conserve également une halte ferroviaire.
La gare de Cour-sur-Heure se situe sur la ligne 132 reliant Charleroi à Couvin.
Elle fait toujours partie du réseau ferroviaire actif.
Cette présence du train donne au village un caractère particulier.
Le chemin de fer traverse les paysages de la vallée et rappelle l’époque durant laquelle le rail jouait un rôle essentiel dans le transport des personnes, mais aussi dans le développement des activités industrielles.
Aujourd’hui, cette halte permet encore de rejoindre Cour-sur-Heure sans voiture, selon les horaires et les correspondances disponibles.
Elle peut ainsi devenir le point de départ d’une découverte plus douce de la région.
La gare est mentionnée ici uniquement comme patrimoine ferroviaire et moyen de transport.
Elle ne figure pas dans les recommandations de restaurants.
Avant de préparer une excursion, il est préférable de consulter directement les horaires actualisés sur le site de la SNCB.
🍽️ Quelques bonnes adresses dans les environs
Après une promenade, il est toujours agréable de prolonger la découverte autour d’une table.
À Cour-sur-Heure et dans l’entité de Ham-sur-Heure-Nalinnes, plusieurs établissements permettent de découvrir différentes cuisines.
🍴 PHIL en cuisine
Situé rue Saint-Jean à Cour-sur-Heure, PHIL en cuisine propose une cuisine française, belge et européenne évoluant au rythme des saisons.
L’établissement privilégie une petite carte et une cuisine travaillée avec des produits frais.
Comme toujours pour une petite adresse locale, il est préférable de vérifier les jours d’ouverture et de réserver avant de se déplacer.
🇬🇷 Fêtavie
Dans l’entité de Ham-sur-Heure-Nalinnes, Fêtavie propose une cuisine d’inspiration grecque et méditerranéenne.
Cette adresse peut compléter agréablement une journée de découverte dans la vallée de l’Eau d’Heure.
Les horaires et les formules pouvant évoluer, une vérification directe auprès de l’établissement reste recommandée.
Ces deux établissements sont mentionnés comme suggestions locales.
La Gare de Cour n’est pas reprise dans cette sélection gastronomique.
❤️ Ce que nous aimons particulièrement à Cour-sur-Heure
Cour-sur-Heure ne se résume pas à un monument ou à une seule histoire.
C’est un village composé de plusieurs visages.
Un visage seigneurial avec son château-ferme.
Un visage religieux avec l’église Saint-Jean-Baptiste.
Un visage populaire avec les Bidaudus.
Un visage agricole avec ses fermes, ses champs et ses anciennes cultures.
Un visage industriel avec les carrières, les fours à chaux et les wagonnets.
Un visage naturel avec l’Eau d’Heure, les bois et les chemins.
Et un visage ferroviaire avec la ligne de train qui traverse encore le territoire.
C’est exactement ce que nous aimons raconter depuis la maison d’hôtes Les Notes Endormies.
Pas uniquement les lieux les plus célèbres.
Pas seulement les monuments que l’on retrouve immédiatement dans les guides.
Mais aussi les détails.
Les surnoms.
Les anciennes activités.
Les petites légendes.
Les chemins.
Les habitants.
Et tout ce qui permet de mieux comprendre l’âme d’un village.
✨ Et si les Bidaudus veillaient encore sur la vallée…
Lorsque le calme revient sur Cour-sur-Heure, l’Eau d’Heure continue doucement son voyage.
Le château-ferme retrouve le silence de ses vieilles pierres.
Dans les anciens fours à chaux, le feu s’est éteint depuis longtemps.
Les wagonnets ne transportent plus la pierre.
Les carrières ne résonnent plus comme autrefois.
Mais les traces sont toujours là.
Dans les murs.
Dans les chemins.
Dans les bâtiments.
Dans les souvenirs des habitants.
Et quelque part, le Bidaudus semble encore observer le village.
Un verre de bière dans une main.
Une couque dans l’autre.
Comme s’il nous rappelait qu’un territoire ne vit pas seulement à travers ses grandes dates.
Il vit aussi grâce à ses personnages.
À ses habitudes.
À ses histoires parfois étranges.
À son humour.
Et à tous ces petits symboles que les générations continuent à transmettre.
Peut-être suffit-il finalement de marcher le long de l’Eau d’Heure, de lever les yeux vers les tours du château-ferme et d’apercevoir un ancien wagon pour comprendre que Cour-sur-Heure n’a jamais complètement oublié son passé.
🔎 Liens utiles pour préparer votre découverte
Depuis la maison d’hôtes Les Notes Endormies, mon souhait n’est pas simplement de vous accueillir pour dormir dans ma région.
Je veux également vous donner envie de la parcourir, de comprendre son histoire, de suivre ses chemins, de rencontrer ceux qui la font vivre et, peut-être, de l’aimer autant que moi.
🌿 Envie d’une parenthèse hors du temps au cœur de l’Entre-Sambre-et-Meuse ?
Après votre découverte de Cour-sur-Heure, venez vous ressourcer au calme dans notre maison d’hôtes Adults Only située à Berzée.
Avantage de la réservation directe : petit-déjeuner gourmand offert et verre de bienvenue inclus.
À très bientôt pour une nouvelle découverte autour de la maison d’hôtes Les Notes Endormies.
Caroline
Maison d’hôtes Les Notes Endormies – BerzéeAdults Only


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